Le musée de la Typographie à Tours
Articles / 29 mai 2018

Parfois dans la vie, on se retrouve par hasard dans un lieu exceptionnel, un endroit hors du temps. Au détour d’un chemin, tout semble basculer, comme si les aiguilles de votre montre s’étaient arrêtées et commençaient à trotter dans l’autre sens. C’est une expérience excessivement agréable qui conduit ceux qui l’expérimentent à voyager dans un autre univers sans pour autant avoir changé de place. Le musée de la typographie de Tours est un tel lieu magique et rare. La typographie, c’est toute la science de l’imprimerie. Discipline ancestrale, popularisée par le célèbre Gutenberg, et toujours présente aujourd’hui malgré une forte informatisation du domaine. Si les locaux ne sont pas très grands, ils sont remplis d’anciennes machines extraordinaires encore capables de façonner le monde avec des caractères. Leur noblesse est décuplées par les explications amusantes, joyeuses et entraînantes du guide, imprimeur passionné par son métier. Les scolaires visitent également ce musée où l’on apprend même à faire du papier. Situé 15, rue Albert Thomas, à mi-chemin à vol d’oiseau entre la Cathédrale et le château, le musée est ouvert du lundi au samedi de 14h30 à 18h. L’entrée est libre. On ne peut résister à l’envie d’acheter un ou deux marque-pages…

Bonnets tourangeaux à Saint-Libert
Articles / 11 mars 2018

J’ai eu l’occasion pour la première fois et avec grand plaisir de visiter ce dimanche la chapelle Saint-Libert. Ancienne église du XIIème siècle, elle a été récemment rénovée et abrite les locaux de la Société d’Archéologie de Touraine. Actuellement se tient en son sein et pour deux semaines l’exposition bonnets tourangeaux sur les coiffes tourangelles. Les coiffes ne sont donc t-elle pas uniquement associées aux fameuses bigoudens bretonnes ? Bien sûr, jusqu’au début du XIXème siècle les coiffes étaient répandues dans toute la France. La région de Tours possédait son propre type de coiffure. L’exposition est très bien organisée et une visite guidée est proposée. Les coiffes tourangelles rejoignent l’Histoire. Savez-vous qu’elles étaient faites de coton importé des Etats-unis via Rouen ? La guerre de sécession interrompit cette route commerciale et provoqua le déclin des fabricants de coiffes au départ essentiellement lorrains. Le phylloxera qui détruisit notamment le vignoble de Vouvray, entraîna les femmes à trouver une nouvelle source de revenu dans la confection de coiffes. L’exposition est orientée également sur l’aspect technique de la coiffe comme en témoigne le vocabulaire, de litte pour la bordure, de souris pour mettre en valeur le visage, et de broderies de font de coiffes. La…